Viktor Jakob-Jonsson, pas monotone


Viktor Jakob-Jonsson.

Viktor Jakob-Jonsson vient de Vilhelmina, une petite ville de Laponie suédoise, où la West Coast résonnait dans la maison familiale. Il écrivait ses premières chansons « en culotte courte ». Depuis ses onze ans, son chanteur préféré s'appelle Bill Champlin. Posters plein la chambre, il est allé jusqu'à créer un site consacré à cette voix de Chicago, de 1981 à 2009, deux fois récompensée aux Grammy Awards.

À Stockholm, dans une petite cabane d'écrivain louée au confort spartiate, Viktor compose « Monotony ». Une idée s'impose : un duo avec Bill Champlin. Absurde, pense-t-il. « C'est comme un singe avec une raquette de tennis qui demanderait à John McEnroe de jouer en double. » Il pose la question quand même. Bill répond oui.

L'histoire pourrait faire un demi-roman, dit-il. Car la chanson réunit aussi toute sa famille de musiciens : « Je voulais que ce soit une affaire de famille. » Plus d'une vingtaine d'artistes l'entourent, dont le saxophoniste Brandon Fields, le percussionniste Daniel Sadownick (Steely Dan, Norah Jones), le trompettiste Simon Gardner, John Lee Sanders (Tower of Power, Donald Fagen), et le légendaire Brent Mason, guitariste de session présent sur plus de mille albums. Lui aussi a grandi dans une famille où tout le monde jouait de la guitare.

Vidéo : Viktor Jakob-Jonsson avec Bill Champlin et Brandon Fields, « Monotony » (2020).

Ambiance chaleureuse et délibérément seventies, texte positif, chœurs façon gospel, cuivres percutants : « Monotony » n'a rien de monotone. Un hymne joyeux qui illumine les cœurs. Une sorte de vaccin pour un bonheur retrouvé, dont nous avons tant besoin en ce moment. Éblouissant.

 « Monotony », Viktor Jakob-Jonsson avec Bill Champlin (2020).

Photos avec l'aimable autorisation de Viktor Jakob-Jonsson.

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