James Ingram, du grand chic

James Ingram, sur la pochette de It's Your Night (Qwest Records, 1983).

James Ingram

16 février 1952 – 29 janvier 2019

Il est parti sans bruit. Un cancer, que très peu de gens connaissaient. Pas d'images de lui malade, pas de nouvelles qui s'accumulent sur les réseaux. Quincy Jones pleure son « petit frère ». Aux États-Unis, les hommages se multiplient à la télévision, comme une pluie d'étoiles.

Je l'ai découvert en 1981, avec « Just Once » et « One Hundred Ways », sur l'un de mes albums fétiches, The Dude, de Quincy Jones. Le même disque m'a révélé Patti Austin, avec qui il chantera ensuite « Baby, Come to Me », énorme succès en France. En 1982, son nom apparaît sur Thriller : il a coécrit « P.Y.T. » pour Michael Jackson. Puis, en 1983, le coup de cœur : « Yah Mo B There », duo soul-funk avec Michael McDonald. Son album It's Your Night tournait en boucle sur ma platine. Son nom a toujours voulu dire, pour moi, qualité, élégance. Du grand chic.

Quincy Jones, The Dude (A&M Records, 1981).

Deux Grammy Awards, pour « One Hundred Ways » et pour « Yah Mo B There », et une douzaine d'autres nominations. Une nomination aux Oscars en 1983, avec Patti Austin, pour « How Do You Keep the Music Playing? », composée par Michel Legrand. Triste coïncidence : le compositeur français est mort trois jours avant lui. En 1985, il est l'une des voix de « We Are the World ». Il avait commencé dans les années 70 avec le groupe Revelation Funk, et joué dans l'orchestre de Ray Charles.

Patti Austin et James Ingram, « Baby, Come to Me » (Qwest Records, 1982).

En septembre dernier, à Los Angeles, lors d'un concert d'hommage à Quincy Jones, il n'était pas là. Patti Austin a chanté « Baby, Come to Me » seule, reprenant aussi ses couplets à lui.

Il avait 66 ans.

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