Donna Summer : She Works Hard for the Money

Culture Factory vient de rééditer She Works Hard for the Money, l'un des albums les plus populaires de Donna Summer, dans sa série Vinyl Replica Deluxe. Pas une ride, grâce à leur remastering.

La note, s'il vous plaît !

Un bel objet. Pochette cartonnée à l'identique du 33 tours. Un CD noir, gravé façon vinyle. Un son remastérisé en haute définition. Je n'ai pas attendu Thanksgiving pour écouter ce lifting réussi. Un album dance-pop, loin des premiers titres électro-disco de la diva.

Paris, décembre 1983

Des guirlandes de la Concorde à l'Étoile. Je suis militaire. Un jour de permission, je remonte les Champs-Élysées. Des chaussures trop neuves, mal aux pieds. Je marche quand même, jusqu'à un grand disquaire de l'avenue. Un mur d'une vingtaine de téléviseurs. Dessus, « Thriller », de Michael Jackson. Le clip est à la mode. Ceux qui arrivent d'Amérique ressemblent à des films. Autour de moi, la foule grossit.

Puis les zombies de Michael cèdent la place à une autre chorégraphie. Donna Summer, « She Works Hard for the Money ». Je suis sous le charme. Comment ne pas l'être ? Sur les nouvelles radios FM, on entend déjà « Unconditional Love », avec les sympathiques Musical Youth.

Une face B remarquable

Une perle se cache en fin d'album : « I Do Believe (I Fell in Love) », signée Donna Summer, dont le talent d'auteure-compositrice n'est déjà plus à prouver. On la retrouve en face B du 45 tours de « She Works Hard for the Money ». Une ballade romantique, apaisée, qui glisse sans prévenir vers un tempo puissant. Pour moi, elle a gardé un parfum de Noël.

Des pointures

Michael Omartian produit et arrange l'album, et cosigne la plupart des titres avec Donna Summer. Une figure de la production : Christopher Cross, Rod Stewart, Michael Bolton... Les musiciens, eux aussi, ont travaillé dur sur les neuf titres. Parmi eux, Nathan East, l'un des maîtres de la basse électrique. Il a récemment participé à Random Access Memories de Daft Punk, notamment sur « Get Lucky » et « Lose Yourself to Dance ».

Last Dance

Donna Summer a aussi fait du cinéma : Dieu merci, c'est vendredi, de Robert Klane, en 1978. Une vraie actrice. Elle y chante « Last Dance », Oscar de la meilleure chanson originale en 1979. Cinq Grammy Awards. Plus de 130 millions de disques vendus. Elle nous a quittés en mai 2012, à 63 ans. La reine du disco.

© Visuels avec l'aimable autorisation de Culture Factory.
Édition originale du 33 tours : Mercury/PolyGram Records, 1983.

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